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  • : Ici vous trouverez des textes, des phrases, des images. Les thèmes seront divers, variés et sortis de ma tête sauf contre-indication. Certains textes peuvent être à caractère sexuel ou morbide et pourrait donc HEURTER votre SENSIBILITE. Bonne lecture ^^
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Remerciements

Les magnifiques bannières situées en haut et en bas de page, et qui rendent ce blog tout aussi magnifique, ne sont pas mes oeuvres. Elles sont le fruit de Navis, que je remercie grandement pour ces bannières.
Merci beaucoup ^o^

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Samedi 5 janvier 2008

Déjà bonjour et bienvenue et merci de vous être perdu ici, vous en avez de la chance ou pas ^^'

 

Vous allez avoir l'immense honneur (keuf keuf) de lire des textes écrits par moi, ahah vous le saviez déjà puisque c'est le principe même d'un blog... En tout cas, les textes seront de nature diverse, très longs ou très courts et fictifs ou pas avec généralement une image en illustration si j'en trouve une qui colle ^^°

 

Voilà vous avez le parfait exemple de savoir parler pour rien dire ^^ Bonne lecture j'espère, enfin si vous n'avez pas encore fuit cette page.

Par Raziel - Publié dans : Blabla
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Samedi 5 janvier 2008
sg107384.1179862177.jpg Lorsque le jardinier ne s'occupe plus de son rosier, ce dernier perd ses épines ainsi que de sa couleur. Il se flétrit, se fane et disparaît. Tout ceci dans un silence lourd de sens et en répandant tout autour de lui ses pétales dans l'espoir vain de communiquer toute la joie qu'il a eu de vivre.
Par Raziel - Publié dans : Blabla
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Samedi 5 janvier 2008
Ceci fut mon premier texte écrit,  je remercie celle qui m'a inspiré.



Thomas
ou
Une rencontre prometteuse

 

 

-Réveille-toi , Elodie, réveille-toi !!

Je me sens tout à coup secouée, alors que je rêvais paisiblement, j’ouvre les yeux lentement et entrevois mon père me secouer et m’appelant.

-Quoooooooiiiiii ! gémis-je, la lumière du soleil levant dans les yeux.

-Ton avant-première, Elodie, tu as oublié ? A quelle heure t’es-tu encore couchée hier soir ou plutôt ce matin, devrais-je dire…

-Cela ne te regarde pas, papa.

Je réussis dans un effort presque surhumain à m’asseoir dans mon lit restant sous la couette. Je détourne la tête de mon père et regarde le radio-réveil : il est 5h30 du matin.

*Quoi ? mais il est cinq heure du matin* pensai-je en me rallongeant et ramenant la couette sur mon visage.

-Ne fais pas ta gamine, lève-toi !

Mon père venait de retirer complètement la couette, me retrouvant totalement à découvert mais toutefois dans mon pyjama, ce pyjama que j’aime tant. Il est d’un bleu ciel que je trouve magnifique. Pourtant c’est un pyjama ordinaire, composé d’un T-shirt avec comme simple motif une croix verte et d’un bas de pyjama arrivant à mes genoux et de la même couleur que le haut. J’ouvre alors lentement les yeux puis les referme brusquement, décidemment la lumière matinale ne me réussit pas. Pourtant je finis par m’y habituer et ouvre ainsi les yeux en grand. Mon père était descendu sans même que je m’en rende compte. En effet mes parents, mon immonde petit frère et moi vivons dans une maison à deux étages, si on compte le rez-de-chaussée, ce qui fait en réalité une maison à un étage mais j’aime dire aux autres que nous vivons dans une demeure à deux étages.

-Elodie dépêche-toi, tu veux vraiment être en retard ?!

-J’arrive, j’arrive. Je m’habille.

Je l’entends alors marmonner et je sais très bien ce qu’il pense : que je n’ais pas encore ouvert mon armoire et que je vais encore être en retard et il a raison.

Je descends alors de mon lit en semi hâte et me rue sur mon armoire, l’ouvre et contemple ma garde-robe avec désespoir. Chaque matin je galère à me trouver des vêtements qui me conviennent pour la journée. J’attrape, après plusieurs secondes de réflexion mon soutien-gorge bleu ciel, ma culotte de la même couleur, un T-shirt ressemblant à celui de mon pyjama mais différent de par le motif qui était cette fois-ci une feuille de chêne, le motif toujours en vert puis mon jean, également bleu. Je retire alors mon pyjama en commençant par le bas et enfile prestement ma culotte avec un léger mal, en effet je possède ce que les garçons appellent de belles fesses, moi personnellement je les trouve presque trop grosses. Je cherche alors mes chaussettes dans le fouillis des affaires sorties.

*Mince, j’en ai pas sorti.*

Je me précipite de nouveau sur mon armoire et attrape en hâte des chaussettes de la même couleur que le T-shirt, décidemment le bleu ciel est vraiment ma couleur préférée. Je décide de les enfiler puis retire mon haut de pyjama. J’enfile alors mon soutien-gorge, du 85 C ce qui leur donne une jolie forme je trouve. Viens alors mon T-shirt puis mon jean que j’enfile avec autant de mal que la culotte. Je me regarde alors dans la glace qui se situe sur mon armoire, je contemple mes cheveux bruns clairs puis mes yeux bleus ciel et constate qu’il me manque quelque chose.

*Mes bijoux !*

Je me retourne, saute massivement sur mon lit et attrape la boîte se trouvant sur la table de chevet. Je l’ouvre et en sors un pendentif ainsi qu’une montre. Le pendentif n’est autre qu’une étoile et ma montre a pour couleur le bleu ciel. Je suis enfin prête et il est presque 6h00.

-Raaaaaaaaaaaaah ! la séance est dans 30 minutes !

Je sors en vitesse de ma chambre en oubliant presque de fermer les portes coulissantes de mon armoire. Je regarde en sortant la porte fermée de la chambre de mon frère, il dort ou fait semblant, de toute façon je n’ai pas le temps de vérifier. Je descends alors les escaliers rapidement mais sans faire de bruit. Une fois en bas je regarde mon père, il est dans la salle à manger assis à table et déjeune, Kitty sur ses genoux réclamant une quelconque miette de gâteau. Kitty est un chat femelle, elle a les poils  blancs sauf sur le bout des oreilles et sous le menton, qui sont noirs. Elle n’est pas grosse mais aime manger.

Je me dirige vers la cuisine, elle descend alors et me suis ronronnant faiblement et tournant autour de moi. Une fois dans la cuisine j’ouvre un placard et en sors mon bol, toujours de cette couleur bleu ciel mais toutefois sans motif. Je me prépare mon petit déjeuner et m’installe en face de mon père qui va avoir fini. Kitty monte alors sur mes genoux et ronronne de plus belle, mais je n’en fais rien, je n’ai pas le temps de la nourrir, quel égoïsme tout de même. J’entame alors le petit déjeuner et mange plutôt copieusement puis dans un semblant de remord donne un bout de gâteau à Kitty. Je m’arrête soudain, je suis gavée, mais me force à finir le peu de lait qu’il me reste. Je fais alors descendre Kitty qui va s’installer à côté des escaliers et commence sa toilette. Je quitte la table, entre dans la cuisine et dépose mon bol dans l’évier puis range les gâteaux. Il est exactement 6h12, évidemment je suis en retard et mon père est déjà parti au travail. Je cours alors au cellier, prends mes baskets étant en partie bleu ciel et les enfile. C’est l’été, dehors il fait déjà bon, pas besoin de pull ou autre, je sors donc en hâte. Je me mets alors à courir dans la rue ou plutôt dans les rues, la séance est à 6h30 et il me reste à peine 2 minutes avant qu’il ne ferme l’entrée, un coin de rue et …

Je me retrouve soudain à terre, un poids imposant sur le corps et une pression sur mon sein droit. J’ouvre les yeux dans la douleur du choc et aperçois une silhouette sur moi, un homme apparemment. Je reste de marbre et ne peut donc bouger, je finis par distinguer ses traits et c’est effectivement un homme d’environ mon âge, soit 20 ans. Il me regarde, il est tout rouge, sûrement de honte et je pense que je le suis aussi. Plusieurs longues minutes ou secondes s’écoulent, heureusement pour nous à une telle heure les rues sont désertes. Il finit par quitter son état et se dégage de moi rapidement. Je me lève alors sans broncher, je sais que c’est trop tard de toute façon la séance a commencé. Mais je n’ai pas tout perdu, l’homme s’excuse et me demande s’il peut m’inviter dans le bar sur le trottoir d’en face. Je hoche alors positivement la tête et le contemple lors de la traversée de la chaussée, non effectivement je n’ai rien perdu et j’ai même gagné. L’homme est brun, a les yeux verts et semble être gentil, en gros il est beau. Arrivés au bar, nous nous installons à une table et nous sommes les premiers. Il me demande ce que je veux et je lui dis que je boirai bien quelque chose en lui laissant le choix de la boisson, en effet la course m’a donné soif. Il m’offre donc à boire et s’offre lui aussi une boisson. Nous nous présentons, il s’appelle Thomas et travaille de nuit mais je ne sais pas où. Nous discutons alors de tout et n’importe quoi, le temps passe, il se fait 10h00.

-Mince ! mes copines !

Je me sentis rougir légèrement, gênée.

-Qu’y a-t-il ?

-Je dois te laisser, Thomas, je suis en retard et dois aller chez une amie.

-Désolé d’avoir pris ton temps, je peux sûrement t’inviter pour me faire pardonner ?

Thomas est devenu tout rouge, il était trop mignon et j’ai évidemment dit ‘oui’. Nous avons alors conclu un rendez-vous dans 2 jours, ce sera le week-end et il ne travaillera pas.

Je sors alors du bar et me met à courir. Ma meilleure amie, Morgane, chez qui nous avons toutes rendez-vous, habite à l’autre bout de la ville et je n’ai plus que 20 minutes pour ne pas être en retard. Morgane est une fille du même âge que moi, brune, les yeux marrons et très gentille avec tout le monde.

J’arrive enfin devant chez elle, essoufflée, totalement épuisée, je reprends mon souffle. Il est 10h28 et j’ai réussi à ne pas être en retard.

 

Vient alors le jour du tête-à-tête avec Thomas. Je suis de nouveau face à ma garde-robe, ne sachant comme d’habitude ce que je vais mettre. Je me décide enfin à mettre les mêmes couleurs qu’il y a 2 jours et porte approximativement les mêmes vêtements. Ma mère m’appelle, je suis encore en retard, décidément c’est une habitude. Je descends les escaliers en courant, me rue dans le cellier, prends mes baskets et file dans la voiture de ma mère.

7h25 du soir, on est devant le restaurant, ma mère me regarde.

-Et bien ! qu’attends-tu ?

-Rien !

Je sors alors précipitamment  de la voiture et entre à l’intérieur, nerveuse. Thomas m’attendait patiemment et m’invite à m’asseoir, commence alors une soirée presque magique. Malgré un menu peu cher nous mangeons copieusement, un très bon restaurant et une excellente soirée. Pendant le repas nous parlons de nouveau de tout et de rien, désormais j’en sais beaucoup sur lui et lui sur moi, nous échangeons même nos numéros de portable lors du repas.

Il se fait environ 21h00 lorsque nous sortons du restaurant. Ma mère ne revenant me chercher que vers 22h00, Thomas me propose d’appeler un taxi mais je refuse. Nous nous dirigeons alors vers la rue marchande, d’une grandeur impressionnante. Marchant l’un à côté de l’autre, il s’engouffre soudain chez un fleuriste et ressort avec une douzaine de roses et me les offre. Il est de nouveau rouge et moi aussi je crois. Je reste perplexe devant ce cadeau, il m’attrape alors le poignet et me fait continuer la découverte de la rue marchande. Dans un élan de courage je passe le bras dans le sien, nous retrouvant ainsi bras dessus bras dessous. Nous continuons alors d’avancer faisant parfois du ‘lèche vitrine’, même souvent je dois dire. Nous continuons à discuter lorsqu’il se fait 21h50, il est temps de faire demi-tour et de retourner au restaurant. Nous nous hâtons et finalement ma mère n’est toujours pas là à 22h10 mais je ne m'en plains pas. Je peux passer plus de temps en la compagnie de Thomas. Elle arrive finalement vers 22h15, je regardait Thomas lorsqu’il me dit que ma mère est là. Mon regard se perd alors dans ses yeux que je trouve magnifiques. Pas encore prête je l’embrasse lentement sur la joue après lui avoir dit au revoir puis je rentre chez moi. Une fois dans ma chambre je dépose les roses, sur les quelles ma mère m'a complimentée, dans un vase et m’allonge sur mon lit repensant à cette soirée.

 

Plusieurs jours s’écoulent sans nouvelles de Thomas, je me décide finalement à lui envoyer un message lui demandant pourquoi il ne répond pas mais surtout comment il va. Attendant avec impatience sa réponse, mon portable finit par sonner. Il vient de me répondre mais je suis affligée par sa réponse qui est : ‘ Merci de vous inquiétez de moi, mais qui êtes-vous ?’ . Le message me choque profondément, il m’a oubliée. Enervée et extrêmement déçue je lui réponds, rageuse : ‘ Un souvenir.’

Il ne répondit jamais et je n’entendis plus parler de lui, sauf dans mes rêves.

Par Raziel - Publié dans : Textes divers
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Dimanche 6 janvier 2008

La femme naquit avant l'homme voici la vraie histoire de la création de l'humanité.

 

Dieu, capable d'insuffler la vie en toute chose, en avait assez de créer ce que nous appellerions des animaux par la suite, ces êtres vivants l'ennuyaient et ne lui procuraient pas ce qu'il attendait après chaque essai. Il décida alors de créer une compagne à son image, Eve naquit. Mais trop orgueilleux, Dieu n'en fit pas son égale et lui inculqua de nombreux défauts. L'un d'eux étant l'oisiveté, Eve avait demandé à Dieu qu'il lui crée un serviteur à leur image, Adam vit alors le jour. En bon serviteur qu'il était, il accédait à chacune des requêtes d'Eve. La curiosité étant aussi un de ses défauts parmi tant d'autres, elle demanda à ce qu'Adam lui apporte le fruit défendu ne serait-ce que pour voir à quoi il ressemblait. Adam lui apporta la pomme, fruit qu'elle ne devait manger sous aucun prétexte. Mais pourquoi donc ? Que se passerait-il si elle en mangeait ? Elle avait contemplé le fruit sous toutes les coutures et dans un accès de curiosité qui la dominait, Eve croqua dans le fruit, à peine, mais ce fut un peu de trop. Elle en fit d'ailleurs profiter Adam dans la foulée qui s'exécuta sans broncher, créé pour lui obéir.

Eve fut bannie de l'Eden et Adam avec pour avoir contribué à ce pêché. Dieu offrit alors l'indépendance à Adam, celui-ci n'avait donc plus à obéir au doigt et à l'oeil d'Eve dont il se vengea pendant des siècles en la cloîtrant à la demeure et la reléguant à un rang secondaire. N'en pouvant plus de voir toutes ces créatures autour de lui qui lui rappelaient les imperfections de ses créations et probablement son ego trop développé, Dieu bannit par la même occasion tous les autres êtres vivants sur Terre.

Peu fier de tout ceci, Dieu s'arrangea par la suite pour modifier la vraie version au fil du temps pour qu'elle finisse entre nos mains telle que nous la connaissons.

Par Raziel - Publié dans : Textes divers
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Dimanche 6 janvier 2008
Ce texte est à caractère sexuel.


Joyeux anniversaire.



Aujourd’hui c’est son anniversaire et comme à chacun de ses anniversaires j’y suis convié avec un certain nombre d’amis. C’est une chose parfaitement normale et presque obligatoire, je suis son meilleur ami et ce depuis que nous sommes à la maternelle. Et comme d’habitude je suis le seul à avoir le privilège de passer la nuit chez elle. Aujourd’hui elle a 18 ans et en ce jour j’ai décidé de lui offrir un cadeau exceptionnel.
 
 -Dim' viens sur la photo s’il te plait, et à côté de moi bien sûr. Je ne veux pas poser sans mon meilleur ami, surtout lors de mon anniversaire.
Je hochai la tête en signe d’approbation et me plaçai à côté de Kathy en souriant pour la photo. Le flash m’aveugla un instant et je ne doutai pas une seule seconde que j’aurai les yeux rouges sur le produit. Tout le monde se sépara et la fête reprit. Je recommençai à manger quelques bonbons et filai sur la piste de danse que nous avions aménagé comme telle une ou deux heures avant le début de la fête dans le salon. Une tâche que j’avais trouvé pénible autant parce que nous n’étions que deux, que par la quantité ahurissante de meubles et leur lourdeur. Mais en vue du résultat, je ne me plaignais pas le moins du monde.  
La fin de la soirée s’annonçait pour bientôt et tout s'était déroulé dans une excellente ambiance. Il devait être aux alentours de une heure du matin et  plus de la moitié des invités étaient déjà rentrés chez eux. Je fermai la porte au dernier partant en le saluant vers deux heures moins le quart du matin. La porte claqua et je soupirai d’aise, cela faisait plus de six heures que nous avions commencé à faire la fête. Je la fermai à clé et me retournai en regardant les dégâts. Je n’étais pas chez moi mais je savais bien que demain j’allais aider à tout ranger sauf si mon cadeau ne lui plaisait pas. Je restai là appuyé contre la porte en considérant la chose. Je savais très bien qu’elle était dans sa chambre dos à la porte en attendant que j’entre avec le cadeau que je ne lui avais pas encore offert. J’avais préféré lui offrir en tête à tête et elle le savait. Elle ne bougerait pas et ne se retournerait que lorsque je l’en aurai conviée.

J’arrivai devant la porte de sa chambre et retirai mes chaussures lentement, le cœur battant à un rythme légèrement au dessus de la normale. C’était une porte bleu ciel allant très bien avec le papier peint vert pâle du couloir. Une petite plaque jaune était située sur la porte au trois quart de la hauteur en partant du bas. Il y était écrit Kathy en bleu ciel. Une couleur presque naturelle puisque sa préférée. A cet instant, j’aurai aimé que mon cadeau porte cette couleur mais je n’y avais pas pensé avant et il m’aurait fallu chercher dans les meilleures boutiques pour trouver ce à quoi je pensais. Je poussai la porte et crus la voir tressaillir au grincement des gonds. Elle était debout face à son miroir, dos à la porte, et se coiffait. Je n’avais jamais compris pourquoi elle se coiffait avant d’aller se coucher. Peut-être pour être belle dans ses rêves.
Je m'approchai alors d’elle doucement en faisant grincer de temps à autres le parquet beige clair. Je me plaçai derrière elle et marquai une pause. La tension était à son comble et je ne pouvais reculer, faire une telle chose pouvait être pire que de lui offrir ce fameux cadeau. Ma gorge se noua un instant et je pris la parole ainsi que mon courage à deux mains.
-Bon anniversaire Kathy.
Elle se retourna en souriant doucement et je lui offris ce cadeau avec une pointe d’hésitation.

Elle se figea, se transformant presque en pierre, je le sentis clairement et même si j’avais les yeux fermés, je la voyais. Elle avait les yeux grands ouverts par la surprise et le cœur battant la chamade. Lui je le sentais, il battait si fort que j’ai cru qu’il allait éclater, la tuant suite à mon cadeau. A dire vrai, le mien aussi battait à tout rompre. Je n’osais pas reculer. Qu’allait-il se passer si je me retirais ? Elle, elle ne pouvait rien faire, collée ainsi au mur, et de toute façon elle s’était transformée en roc. Qu’allait-il se produire si je mettais fin à cette situation. Une claque ? Des pleurs ? Elle me repousserait violemment en ne sachant quoi dire ? Elle fuirait peut-être toute retournée par ce que je venais de lui offrir. Peut-être me renverrait-elle chez moi en appelant mes parents, elle dirait que je ne suis vraiment pas bien, que j’ai trop bu de jus de fruit et d'alcool et trop mangé. Sa réaction me faisait peur et je n’osais briser ce moment. J’en tremblais presque autant par la peur que par la satisfaction de lui avoir fait ce cadeau. Mais je ne pouvais rester ainsi éternellement même si quelque part c’est ce que je désirais, il fallait que je rompe ceci. Je savourai une dernière fois et commençai à me retirer le cœur lourd. Mais je sentis cette chaleur, cette humidité et cette envie pénétrer en moi. Sa langue. Elle venait d’entrer en ma bouche. Hésitante, elle cherchait la mienne. Cette fois c’était à moi d’être surpris. J’ouvrai doucement les yeux et les plongeai dans les siens. J’y lu clairement : « Tu m’as fait attendre si longtemps, n’avais-je pas le droit de te faire languir quelques minutes ? » Bien sûr que si que tu avais le droit, oui tu as tous les droits désormais, je suis à toi.

Sa langue enroula la mienne et je me pressai contre elle. Je sentais désormais la chaleur de son corps contre le mien. Un désir naquit soudain en moi. Je la voulais plus que tout, elle était à moi et j’étais à elle pour toujours. Je redoublai d’effort et de plaisir dans le baiser. Nos langues ne cessaient de se frotter, de tourner dans la bouche de l’autre. Notre salive se mélangeant à celle de l’autre telle deux couleurs pour en former une nouvelle. La nuit allait être longue, j’en étais certain.
Je sentis une fraîcheur sur mon rein droit. Sa main venait de passer sous mon pull. Le baiser, il était impensable de le rompre pour le moment. Elle serra doucement ma taille et me colla à elle. Je passai alors ma main gauche dans ses cheveux et caressai fébrilement sa nuque. Elle commença à explorer mon dos lentement du bout des doigts et je frissonnai. S’il avait été possible de fondre en elle je l’aurai fait immédiatement. Je brûlais de l’intérieur, tout mon être se consumait et revivait l’instant d’après à chaque fois qu’elle touchait ma peau.
Elle empoigna le bas de mon pull à deux mains et rompit le baiser. Je levai les bras comme un réflexe et elle retira mon pull. Elle posa ses yeux sur mon torse et fit descendre son  regard sur mon nombril. Elle embrassa alors presque sauvagement mon cou en caressant mes omoplates. Elle revint sur mes lèvres et je sentis que c’était à moi de prendre les devants. Je quittai ses lèvres pour son menton, sa gorge puis le creux entre son cou et son épaule. Je l’embrassai longuement et j’entamai un suçon avide. J’avais l’impression de pomper une substance vitale à mon corps. Une substance si délicieuse, si enivrante que j’en redoublai d’effort jusqu’à la faire gémir un instant. Je décollai mes lèvres de sa peau, je venais de laisser une marque d’un violet profond sur son épaule. Quelque part, je l'avais marquée comme on marque un animal ou un produit pour montrer à tous qu’il est à nous et nous seul. Elle caressa alors ma joue du bout des doigts puis du revers de sa main. Je fermai les yeux pour savourer ses caresses et elle m’embrassa de nouveau. Je retirai, comme elle, son pull. Mais je ne m’attardai pas à observer sa poitrine, je préférai la toucher. En cet instant j'avais le sentiment que de ne pas la toucher provoquerait la mort de quelque chose de vital chez moi. Mon index traça alors le contour du bonnet et je la sentis frémir à ce contact. Mon autre main se fraya un chemin de son ventre jusqu’à l’attache et elle défit les bretelles. Ses seins descendirent légèrement plus bas, le soutien gorge ne les maintenant plus. Mes mains se posèrent sur ses épaules et je pris chacune des bretelles. Elle me regardait faire sans rien dire, attendant la suite. Je les fis glisser contre ses bras et le soutien-gorge tomba à terre mettant ses seins à nus. Elle me regarda dans les yeux un instant et m’embrassa. Nos langues s’enlacèrent à nouveau et je caressai son dos tandis que ses mains exploraient le bas de mon dos cherchant à aller saisir mes fesses. Je sentis alors ses doigts légèrement froids sur leur courbe et ses ongles pénétrèrent avec fermeté dans ma chair. Elle serrait avec force tout en me pressant contre elle et m'embrassant avidement.
Elle retira une de ses mains pour aller détacher le bouton de mon jean. Nous étions tous deux à demi nu. Mais il était évident que la vision de l'autre ne suffisait pas, il nous fallait le toucher. Nous nous regardâmes dans les yeux. Elle comprit que je lui offrais mon corps en premier.
C'était son anniversaire après tout.
Par Raziel - Publié dans : Avec Toi
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