Ceci fut mon premier texte écrit, je remercie celle qui m'a inspiré.
Thomas
ou
Une rencontre prometteuse
-Réveille-toi , Elodie, réveille-toi !!
Je me sens tout à coup secouée, alors que je rêvais paisiblement, j’ouvre les yeux lentement et entrevois mon père me secouer et m’appelant.
-Quoooooooiiiiii ! gémis-je, la lumière du soleil levant dans les yeux.
-Ton avant-première, Elodie, tu as oublié ? A quelle heure t’es-tu encore couchée hier soir ou plutôt ce matin, devrais-je dire…
-Cela ne te regarde pas, papa.
Je réussis dans un effort presque surhumain à m’asseoir dans mon lit restant sous la couette. Je détourne la tête de mon père et regarde le radio-réveil :
il est 5h30 du matin.
*Quoi ? mais il est cinq heure du matin* pensai-je en me rallongeant et ramenant la couette sur mon visage.
-Ne fais pas ta gamine, lève-toi !
Mon père venait de retirer complètement la couette, me retrouvant totalement à découvert mais toutefois dans mon pyjama, ce pyjama que j’aime tant. Il est d’un
bleu ciel que je trouve magnifique. Pourtant c’est un pyjama ordinaire, composé d’un T-shirt avec comme simple motif une croix verte et d’un bas de pyjama arrivant à mes genoux et de la même
couleur que le haut. J’ouvre alors lentement les yeux puis les referme brusquement, décidemment la lumière matinale ne me réussit pas. Pourtant je finis par m’y habituer et ouvre ainsi les yeux
en grand. Mon père était descendu sans même que je m’en rende compte. En effet mes parents, mon immonde petit frère et moi vivons dans une maison à deux étages, si on compte le rez-de-chaussée,
ce qui fait en réalité une maison à un étage mais j’aime dire aux autres que nous vivons dans une demeure à deux étages.
-Elodie dépêche-toi, tu veux vraiment être en retard ?!
-J’arrive, j’arrive. Je m’habille.
Je l’entends alors marmonner et je sais très bien ce qu’il pense : que je n’ais pas encore ouvert mon armoire et que je vais encore être en
retard et il a raison.
Je descends alors de mon lit en semi hâte et me rue sur mon armoire, l’ouvre et contemple ma garde-robe avec désespoir. Chaque matin je galère à me trouver des
vêtements qui me conviennent pour la journée. J’attrape, après plusieurs secondes de réflexion mon soutien-gorge bleu ciel, ma culotte de la même couleur, un T-shirt ressemblant à celui de mon
pyjama mais différent de par le motif qui était cette fois-ci une feuille de chêne, le motif toujours en vert puis mon jean, également bleu. Je retire alors mon pyjama en commençant par le bas et
enfile prestement ma culotte avec un léger mal, en effet je possède ce que les garçons appellent de belles fesses, moi personnellement je les trouve presque trop grosses. Je cherche alors mes
chaussettes dans le fouillis des affaires sorties.
*Mince, j’en ai pas sorti.*
Je me précipite de nouveau sur mon armoire et attrape en hâte des chaussettes de la même couleur que le T-shirt, décidemment le bleu ciel est vraiment ma
couleur préférée. Je décide de les enfiler puis retire mon haut de pyjama. J’enfile alors mon soutien-gorge, du 85 C ce qui leur donne une jolie forme je trouve. Viens alors mon T-shirt puis mon
jean que j’enfile avec autant de mal que la culotte. Je me regarde alors dans la glace qui se situe sur mon armoire, je contemple mes cheveux bruns clairs puis mes yeux bleus ciel et constate
qu’il me manque quelque chose.
*Mes bijoux !*
Je me retourne, saute massivement sur mon lit et attrape la boîte se trouvant sur la table de chevet. Je l’ouvre et en sors un pendentif ainsi qu’une montre. Le
pendentif n’est autre qu’une étoile et ma montre a pour couleur le bleu ciel. Je suis enfin prête et il est presque 6h00.
-Raaaaaaaaaaaaah ! la séance est dans 30 minutes !
Je sors en vitesse de ma chambre en oubliant presque de fermer les portes coulissantes de mon armoire. Je regarde en sortant la porte fermée de la chambre de
mon frère, il dort ou fait semblant, de toute façon je n’ai pas le temps de vérifier. Je descends alors les escaliers rapidement mais sans faire de bruit. Une fois en bas je regarde mon père, il
est dans la salle à manger assis à table et déjeune, Kitty sur ses genoux réclamant une quelconque miette de gâteau. Kitty est un chat femelle, elle a les poils blancs sauf sur
le bout des oreilles et sous le menton, qui sont noirs. Elle n’est pas grosse mais aime manger.
Je me dirige vers la cuisine, elle descend alors et me suis ronronnant faiblement et tournant autour de moi. Une fois dans la cuisine j’ouvre un placard et en
sors mon bol, toujours de cette couleur bleu ciel mais toutefois sans motif. Je me prépare mon petit déjeuner et m’installe en face de mon père qui va avoir fini. Kitty monte alors sur mes genoux
et ronronne de plus belle, mais je n’en fais rien, je n’ai pas le temps de la nourrir, quel égoïsme tout de même. J’entame alors le petit déjeuner et mange plutôt copieusement puis dans un
semblant de remord donne un bout de gâteau à Kitty. Je m’arrête soudain, je suis gavée, mais me force à finir le peu de lait qu’il me reste. Je fais alors descendre Kitty qui va s’installer à
côté des escaliers et commence sa toilette. Je quitte la table, entre dans la cuisine et dépose mon bol dans l’évier puis range les gâteaux. Il est exactement 6h12, évidemment je suis en retard
et mon père est déjà parti au travail. Je cours alors au cellier, prends mes baskets étant en partie bleu ciel et les enfile. C’est l’été, dehors il fait déjà bon, pas besoin de pull ou autre, je
sors donc en hâte. Je me mets alors à courir dans la rue ou plutôt dans les rues, la séance est à 6h30 et il me reste à peine 2 minutes avant qu’il ne ferme l’entrée, un coin de rue et
…
Je me retrouve soudain à terre, un poids imposant sur le corps et une pression sur mon sein droit. J’ouvre les yeux dans la douleur du choc et aperçois une
silhouette sur moi, un homme apparemment. Je reste de marbre et ne peut donc bouger, je finis par distinguer ses traits et c’est effectivement un homme d’environ mon âge, soit 20 ans. Il me
regarde, il est tout rouge, sûrement de honte et je pense que je le suis aussi. Plusieurs longues minutes ou secondes s’écoulent, heureusement pour nous à une telle heure les rues sont
désertes. Il finit par quitter son état et se dégage de moi rapidement. Je me lève alors sans broncher, je sais que c’est trop tard de toute façon la séance a commencé. Mais je n’ai pas tout
perdu, l’homme s’excuse et me demande s’il peut m’inviter dans le bar sur le trottoir d’en face. Je hoche alors positivement la tête et le contemple lors de la traversée de la chaussée, non
effectivement je n’ai rien perdu et j’ai même gagné. L’homme est brun, a les yeux verts et semble être gentil, en gros il est beau. Arrivés au bar, nous nous installons à une table et nous sommes
les premiers. Il me demande ce que je veux et je lui dis que je boirai bien quelque chose en lui laissant le choix de la boisson, en effet la course m’a donné soif. Il m’offre donc à boire et
s’offre lui aussi une boisson. Nous nous présentons, il s’appelle Thomas et travaille de nuit mais je ne sais pas où. Nous discutons alors de tout et n’importe quoi, le temps passe, il se
fait 10h00.
-Mince ! mes copines !
Je me sentis rougir légèrement, gênée.
-Qu’y a-t-il ?
-Je dois te laisser, Thomas, je suis en retard et dois aller chez une amie.
-Désolé d’avoir pris ton temps, je peux sûrement t’inviter pour me faire pardonner ?
Thomas est devenu tout rouge, il était trop mignon et j’ai évidemment dit ‘oui’. Nous avons alors conclu un rendez-vous dans 2 jours, ce sera le week-end et il
ne travaillera pas.
Je sors alors du bar et me met à courir. Ma meilleure amie, Morgane, chez qui nous avons toutes rendez-vous, habite à l’autre bout de la ville et je n’ai plus
que 20 minutes pour ne pas être en retard. Morgane est une fille du même âge que moi, brune, les yeux marrons et très gentille avec tout le monde.
J’arrive enfin devant chez elle, essoufflée, totalement épuisée, je reprends mon souffle. Il est 10h28 et j’ai réussi à ne pas être en retard.
Vient alors le jour du tête-à-tête avec Thomas. Je suis de nouveau face à ma garde-robe, ne sachant comme d’habitude ce que je vais mettre. Je me décide enfin à
mettre les mêmes couleurs qu’il y a 2 jours et porte approximativement les mêmes vêtements. Ma mère m’appelle, je suis encore en retard, décidément c’est une habitude. Je descends les escaliers
en courant, me rue dans le cellier, prends mes baskets et file dans la voiture de ma mère.
7h25 du soir, on est devant le restaurant, ma mère me regarde.
-Et bien ! qu’attends-tu ?
-Rien !
Je sors alors précipitamment de la voiture et entre à l’intérieur, nerveuse. Thomas m’attendait patiemment et m’invite à m’asseoir, commence
alors une soirée presque magique. Malgré un menu peu cher nous mangeons copieusement, un très bon restaurant et une excellente soirée. Pendant le repas nous parlons de nouveau de
tout et de rien, désormais j’en sais beaucoup sur lui et lui sur moi, nous échangeons même nos numéros de portable lors du repas.
Il se fait environ 21h00 lorsque nous sortons du restaurant. Ma mère ne revenant me chercher que vers 22h00, Thomas me propose d’appeler un taxi mais je refuse.
Nous nous dirigeons alors vers la rue marchande, d’une grandeur impressionnante. Marchant l’un à côté de l’autre, il s’engouffre soudain chez un fleuriste et ressort avec une douzaine de roses et
me les offre. Il est de nouveau rouge et moi aussi je crois. Je reste perplexe devant ce cadeau, il m’attrape alors le poignet et me fait continuer la découverte de la rue marchande. Dans un
élan de courage je passe le bras dans le sien, nous retrouvant ainsi bras dessus bras dessous. Nous continuons alors d’avancer faisant parfois du ‘lèche vitrine’, même souvent je dois dire. Nous
continuons à discuter lorsqu’il se fait 21h50, il est temps de faire demi-tour et de retourner au restaurant. Nous nous hâtons et finalement ma mère n’est toujours pas là à 22h10 mais
je ne m'en plains pas. Je peux passer plus de temps en la compagnie de Thomas. Elle arrive finalement vers 22h15, je regardait Thomas lorsqu’il me dit que ma mère est là. Mon
regard se perd alors dans ses yeux que je trouve magnifiques. Pas encore prête je l’embrasse lentement sur la joue après lui avoir dit au revoir puis je rentre chez moi. Une fois dans ma chambre
je dépose les roses, sur les quelles ma mère m'a complimentée, dans un vase et m’allonge sur mon lit repensant à cette soirée.
Plusieurs jours s’écoulent sans nouvelles de Thomas, je me décide finalement à lui envoyer un message lui demandant pourquoi il ne répond pas mais surtout
comment il va. Attendant avec impatience sa réponse, mon portable finit par sonner. Il vient de me répondre mais je suis affligée par sa réponse qui est : ‘ Merci de vous inquiétez de
moi, mais qui êtes-vous ?’ . Le message me choque profondément, il m’a oubliée. Enervée et extrêmement déçue je lui réponds, rageuse : ‘ Un souvenir.’
Il ne répondit jamais et je n’entendis plus parler de lui, sauf dans mes rêves.