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  • : Ici vous trouverez des textes, des phrases, des images. Les thèmes seront divers, variés et sortis de ma tête sauf contre-indication. Certains textes peuvent être à caractère sexuel ou morbide et pourrait donc HEURTER votre SENSIBILITE. Bonne lecture ^^
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 22:27
Elle posa sa main sur mon bas ventre et remonta doucement vers ma poitrine. Son index monta alors en spirale vers mon mamelon et se retira à son contact. Je ne la regardais plus, j’avais les yeux fixés sur une étagère et je frémis soudain. Ses lèvres venaient de se presser contre l’un d’eux. Sur le coup je ne sus lequel, il s’avéra être celui de droite. Elle l’embrassa à de multiples reprises puis entama une légère succion. Je sentis un frisson parcourir tout mon corps et je soupirai brutalement de plaisir. Sa bouche s'écarta doucement de ma peau. Elle lécha alors doucement mon corps en remontant vers mon cou. J’émis alors un léger soupir. Une de ses mains venait de pénétrer dans mon pantalon par l'ouverture créée par le détachement du bouton. Elle caressa alors mon sexe au travers du tissu de mon sous-vêtement. Le feu en moi venait de prendre de l’ampleur. Elle entama alors un suçon à la base de mon cou et pompa elle aussi une sorte d’énergie. Elle se détacha et regarda brièvement la petite marque qu'elle avait du laisser et dont je ne doutais pas. Nos deux traces violettes étaient comme un pacte entre nous, nous nous étions marqués mutuellement. Désormais nous étions l'un à l'autre. Sa main se retira de mon pantalon laissant le contenu dur comme fer. Elle embrassa mon cou et revint sur mes lèvres cherchant de nouveau ma langue qu’elle trouva sans aucun problème. Nous nous pressâmes l’un contre l’autre et je tombai avec elle sur le lit. J’étais désormais sur elle. Ma main droite parcourut ses côtes gauches et je me redressai la surplombant en souriant doucement et en écartant une mèche de cheveux qui barrait mon oeil droit. Nous nous contemplâmes ainsi quelques minutes, l'air niais. De toute manière nous avions toute la nuit.
  J’admirai ses formes, autant celles de son visage que de son buste et elle fit de même. Elle avança alors une main et la fit glisser sur ma joue pour finalement la poser à plat sur ma poitrine. Elle la caressa quelques secondes puis se retira. Je l’embrassai avec un désir qui dut transparaître, si cela ne s’était pas encore produit, cette fois j’en étais sûr, je venais de lui communiquer mon désir. Je reculai mon bassin et commençai à déposer une multitude de baisers sur son cou puis sa poitrine et son ventre. Je déboutonnai son pantalon. Un jean qui lui allait à merveille. J’écartai les deux pans pour laisser voir son sous-vêtement. Un petit nœud bleu ciel était cousu sur le haut de la culotte. Une culotte brodée parfaitement et qui épousait sa taille à la perfection. En cet instant tout est parfait. Je tirai doucement son pantalon vers le bas jusqu’à mi-cuisse et observai celles-ci. Je les caressai toutes deux en même temps. Mes mains montant et descendant sur sa peau et allant chercher de temps en temps l'intérieur de sa cuisse, la faisant frissonner. Mes mains rencontrèrent soudain sa culotte et je cessai mes caresses. Je la saisis doucement et tirai comme je l’avais fait pour son pantalon, le retirant complètement et le jetant à terre par la même occasion. Je le vis alors. Je ne pouvais détacher mon regard de celui-ci. Je portai une main hésitante à lui et le caressa doucement. Je la sentis frémir de tout son corps et se raidir mais je n’arrêtai pas au contraire, je redoublai dans mes caresses. J’y déposai alors un baiser puis un autre et encore un. Ma langue se perdit soudain dans cette petite touffe de poils et je commençai à jouer de celle-ci. Elle parcourut toute la surface de son sexe pour finalement s’activer avec intensité en un point précis. Je la sentais se raidir à chaque coup de langue, elle gémissait sans cesse et de plus en plus fort et moi je ne cessais de redoubler dans mon activité si délectable. Je sentis une main se poser sur ma tête et presser mon visage contre son entrejambe. Elle en voulait plus et je lui donnai. Sa main se retira alors et se posa sur sa cuisse qu’elle serra fortement. L’autre était agrippée avec force au drap du lit. Je continuais ainsi jusqu’à ce que la fin de ce délice sonne. Elle poussa un cri de plaisir intense et je me retirai doucement, ma langue fit le tour de mes lèvres comme pour y récupérer du chocolat fondu qui n’y était pas. Elle me regarda dans les yeux. Elle était toute essoufflée et moite. Elle m’offrit un sourire et m’attira à elle. Nous nous enlaçâmes et nos langues s’entremêlèrent de nouveau.
  Elle posa ses deux mains sur mes reins et nous fit rouler. Elle était désormais sur moi et se redressa tout comme je l’avais fait auparavant. Elle revint sur ma poitrine qu’elle lécha abondamment puis suça à nouveau. J’en gémis de plaisir, décidément elle aimait mon torse. Elle fit alors descendre sa langue déposant une fine traînée de salive sur mon ventre. Sa tête se releva soudain et elle retira avec prestance mon pantalon puis mon boxer. Elle baisa mes cuisses sur leur face intérieure et me rendit la pareille. Je n’avais pas pensé y trouver un tel plaisir. Ses mouvements avaient un rythme parfait et s'activaient de temps en temps pour retrouver la cadence initiale. Je goûtais à un plaisir intense, gémissant sans cesse et agrippant avec force les draps. Ses cheveux, caressant ma peau et me faisant frissonner, ne faisaient qu'accentuer ce plaisir. Un puissant râle mit soudain fin à mes gémissements. Elle lécha quelques instants mon membre, se retira et essuya sa bouche du revers de sa main. Elle me sourit doucement et embrassa mon bas-ventre alors que je reprenais mon souffle. Sa langue remonta alors jusqu’à mes lèvres et nous nous embrassâmes encore une fois.
  Nous nous caressâmes et embrassâmes ainsi pendant une bonne demi-heure, l'un pressé contre l'autre.
  Je l'enlaçai alors doucement de mes deux bras et la fit rouler en gardant mes lèvres contre les siennes. J'étais ainsi sur elle et je me sentais prêt à le faire. Je l'embrassai encore une dernière fois et fit dériver ma bouche vers son sein droit que je suçai avidement jusqu'à la faire gémir et pousser un petit cri aigu de plaisir. Je me retirai doucement en laissant un fin filet de salive et une légère marque de succion sur son sein. Ma langue descendit ensuite vers son bas ventre puis je me redressai pour rencontrer de nouveau sa bouche que j'embrassai encore et encore pendant que ma main caressait doucement son sein gauche. La droite, elle, parcourait ses côtes de haut en bas.
  J'embrassai son cou un long moment et ne fis plus qu'un avec elle au même instant. J'étouffai un bruit de plaisir contre sa peau alors qu'elle venait d'émettre un gémissement.
  Je revins sur ses lèvres rapidement et sa main droite passa dans mes cheveux alors que l'autre caressait mon dos. J'entamai au même moment mes va-et-vient en elle. Nous nous mîmes à émettre de petits gémissements après quelques instants, ou plutôt le plaisir s'était intensifié au point que notre souffle court s'était transformé en gémissements. Elle pressa ma bouche contre la sienne pour les étouffer et j'attrapai sa main gauche pour y enlacer mes doigts entre les siens et poser nos bras à plat sur le lit à la perpendiculaire de nos corps. Je ne cessais mes mouvements du bassin cherchant à chacun de mes coups de rein à aller plus loin en elle et nous offrir toujours plus de plaisir. Elle avait cessé de caresser mes cheveux depuis un certain temps et s'était agrippée à une mèche qu'elle ne lâchait pas. Je l'embrassais sans cesse allant parfois chercher sa langue, dans ces instants je ralentissais légèrement la cadence puis reprenais un rythme plus soutenu une fois nos lèvres séparées.
 
Ceci dura je ne sais combien de temps, je n'avais qu'elle en tête et cet instant de plaisir que nous partagions. J'y mis fin dans un râle que je trouvai plus que bestial quand je l'entendis résonner dans ma tête. Je me retirai doucement d'elle, rompant ainsi cette union. Je m'allongeai délicatement sur elle. Le sang battait dans mes tempes comme jamais, si bien que la tête me tournait légèrement. Ma tête sur sa poitrine, les doigts toujours enlacés dans les siens nous reprenions notre souffle. Sa main daigna lâcher la touffe de cheveux qu'elle avait empoignée pendant tout ce temps et elle commença à caresser ma tête doucement. Je levai doucement le visage vers elle et embrassai son menton, seule chose accessible à mes lèvres dans cette position.
Nous restâmes un long moment l'un sur l'autre ainsi, nus et plein de sueur, en silence.

Nous avons passé la nuit à nous embrasser et à nous caresser, l'un contre l'autre. Nous avons du refaire l'amour trois ou quatre fois peut-être, j'avoue ne pas avoir compté et je m'en moque éperdument, tout ce que je voulais c'était partager une nuit d'anniversaire de plaisir avec elle et elle le voulait aussi. Il devait être neuf heures peut-être plus quand elle sombra dans un sommeil profond la tête sur mon torse, nos mains toujours l'une dans l'autre. Nous ne nous étions plus lâchés depuis la première fois même devant la moiteur qui avait envahi ce contact. Je la rejoignis alors au pays des merveilles après avoir déposé un baiser sur sa tête.

Par Raziel - Publié dans : Avec Toi
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 22:52

(Le petit être que je suis a créé un 'monde' basé autour des runes. Flemmard qu'il est, ce petit être a gardé des propos employés par la célèbre écrivain à l'origine de Harry Potter. Les personnages employés n'ont absolument aucun rapport avec ceux de l'auteur citée, seuls certains mots ou thèmes sont repris, tels que : moldus, sorciers, aurors ou mangemorts, etc.

Voici donc les explications sur ce domaine, si elles ne sont pas claires ou que vous trouvez par la suite qu'il manque certaines choses demandez.)

 

 

 

 

            Une rune est une tablette de taille variable mais n’excédant généralement pas les 15 centimètres de longueur. Chaque rune possède sur sa surface un emblème désignant son élément et fournissant à son détenteur un pouvoir en rapport avec cet élément. Leur création reste un mystère bien que beaucoup pense que c'est tout simplement la nature qui les crée.

Chaque magicien, et parfois un moldu, se voit attribuer dès sa naissance au moins un élément de prédilection. En général ces éléments sont : Feu-Terre-Vent-Glace-Eau. Chaque élément ayant le dessus sur l’autre dans l’ordre cité, l’Eau ayant donc l’avantage sur le Feu. Une personne ayant comme élément de prédilection le Feu maîtrisera avec plus de facilité ledit élément et progressera plus rapidement. Une personne ayant le Vent comme élément de prédilection sera nommée une mystique Vent, il en va de même pour les autres éléments.

Toutefois certains mystiques possèdent une affinité accrue avec leur élément. Ceci leur permet de progresser à grande vitesse dans la maîtrise de l’élément. Une personne ayant une telle affinité sera nommée un Elémentale.

Il est évident que le meilleur moyen de maîtriser un élément est de s’en servir fréquemment. Malheureusement une utilisation trop répétitive et intensive peut mener à la destruction de la rune ou à son rejet.

Arrivé à un certain stade de maîtrise de la rune, l’utilisateur entre en symbiose avec la rune. Celle-ci perd son état matériel, le pouvoir de la rune coule alors dans les veines de son propriétaire. Il arrive rarement que la symbiose se fasse en sens inverse, c’est-à-dire que c’est l’homme qui perd son enveloppe et se retrouve enfermé dans la rune. Il est toutefois possible de retrouver une forme matérielle lorsqu’un autre utilisateur entrera en symbiose avec cette rune.

Chaque élément offre une palette d’armes au choix de l’utilisateur généralement en fonction de ses désirs mais aussi de sa maîtrise de l’élément. Par exemple un mystique Terre de base ne pourra prétendre faire appel à une épée invisible, arme invoquée par les plus expérimentés.

Il existe néanmoins un moyen d’accroître sa puissance. Cette faculté repose sur la possession d’une Plume de Mystique. Un runier en possédant une voit alors ses facultés décuplées. Néanmoins, la Plume n'a d'effet qu'en contact avec le corps et elle ne peut entrer en symbiose comme une rune.



Résumé fait par Annuchka Vassilievi lors de l'examen final de première année d'étude des runes.

Par Raziel - Publié dans : Les Sages
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 23:11

castlefront.jpg


[Nous sommes le 12 Juillet 1987, Tyrael (dont l'image figure en haut) a alors 10 ans]

 

 

 

C’est les vacances et il est environ 7h00 du matin quand Tyrael se lève, il est d’ailleurs le premier de l’orphelinat à se lever. Il fait ses préparatifs et s’apprête donc à quitter son lieu de résidence. Il empoigne alors le seul héritage de ses parents et prend donc la direction de la sortie.

Tyrael est le seul à avoir cette permission, celle de pouvoir quitter l’orphelinat à n’importe quelle heure de la journée et d’aller chez son amie. Il ne sait d’ailleurs pas pourquoi et s’en soucie guère, l’essentiel est qu’il puisse la voir chaque jour.

Il quitte donc l’orphelinat, en prévenant toutefois le concierge de son départ et traverse quelques rues de Londres. Au bout d’environ un kilomètre de marche, il arrive devant la maison, quelque peu isolée, de son amie, dont il ne sait ni le prénom ni le nom.

En effet, lorsqu’ils se sont rencontrés il y a 3 ans, ils s’étaient donnés un surnom. Celui de Tyrael était Glacier et celui de son amie était Brasier en raison de leur faculté respective.

Tyrael pénètre donc à l’intérieur du vaste jardin, le traverse et sonne à la porte. Quelques secondes après Brasier ouvre, un grand sourire aux lèvres, et lui montre sa pierre rouge dont le centre est gravé d’une flamme. Tyrael lui répond par un sourire aussi fort et sans même se parler, ils courent dans le salon. Un salon immense où Brasier a déjà préparé les habituels passe-temps, qui ne sont tout simplement que divers objets emplis d’eau. Ils s’installent donc et Tyrael attrape un verre pour en geler le contenu puis le tend vers Brasier. Celle-ci le prend, le serre et fait fondre la glace. Ils se regardent alors mutuellement et sourient. Ils se lèvent et Brasier le regarde, Tyrael hoche alors la tête en signe d’approbation. Tout à coup, elle lance l’eau vers Tyrael. Celui-ci lève la main qui entre en contact avec le liquide se gelant immédiatement. De la glace s’étend alors au sol.

-A ton tour. lance alors Tyrael à l’égard de son amie, qui hoche la tête en signe d’approbation.

Il attrape alors un verre et lance le contenu sur la fille qui exécute le même geste que le garçon. Au contact de sa main l’eau s’évapore instantanément.

-On a enfin réussi ! s’exclament-ils en cœur.

Depuis qu’ils s’étaient rencontrés, ils ne cessaient de jouer à geler et enflammer les divers éléments qu’ils avaient en leur possession, progressant ainsi dans leurs aptitudes.

Alors qu’ils s’apprêtaient à recommencer, la porte d’entrée vola en éclats, laissant pénétrer dans la maison cinq hommes vêtus totalement de noir, chacun une baguette dans la main. Alors que quatre d’entre eux s’étaient précipités au cœur de la maison, l’un d’eux avança, un sourire malsain au coin de son visage, vers les enfants qui ne bougeaient pas, ne comprenant pas ce qu’il se passait. Il leva alors sa baguette pour la pointer sur la fille. L’homme marmonna ensuite quelque chose et un jet de lumière d’une couleur bleue sortit de la baguette pour s’écraser sur la fille. Celle-ci s’étala alors de tout son corps sur le tapis qui jonchait le salon.

-Brasier ! cria Tyrael se précipitant vers elle et s’agenouillant à ses côtés. Il leva alors la tête vers l’homme qui refit la même manœuvre et Tyrael s’effondra aussi sur le sol.

 

Le jeune homme finit par reprendre connaissance et ouvrit ainsi les yeux. Il était attaché sur une chaise et un homme, semblable à celui qui les avaient endormis, était posté à proximité, le regardant. Tout deux étaient dans une petite pièce plongée quasiment dans l’obscurité, une seule porte en fer permettait d’en sortir.

L’inconnu le regarda alors s’éveiller et attendit un instant avant de demander au garçon :

-Dis-moi gamin, c’est quoi ça ?

L’homme tenait dans le creux de sa main l’objet si cher aux yeux de Tyrael.

Le garçon posa alors son regard sur l’inconnu et hésita un instant.

-C’est le seul souvenir de mes parents. répondit-il.

-Ah ! Oui, c’est vrai tu es le fameux orphelin. lança l’homme qui posa alors l’objet sur la petite table à proximité de Tyrael qui baissa la tête.

Un hurlement se fit soudain entendre, suivi d’un cri qui appelait Glacier et l’homme sourit. Tyrael reconnut immédiatement son amie et leva les yeux vers l’homme. Un autre cri se fit  entendre.

-Tu as de la chance petit de d’être réveillé après elle. siffla l’homme.

-Qu’est-ce que vous lui faites ? lança Tyrael dans un murmure.

-Oooooh ! Tu la reconnus ?! s’étonna faussement l’homme. Nous sommes des Mangemorts et malheureusement elle est la fille d’un couple d’Aurors ou devrais-je dire était la fille d’un couple d’Aurors. répondit l’homme en riant. Un autre hurlement se fit soudain entendre couvrant presque les rires du Mangemort.

Tyrael qui avait finit par comprendre ce qui se passait serra les poings et baissant la tête il cria, les larmes aux yeux :

-Arrêtez ! vous n’avez pas le droit !

-Nous avons tous les droits. rétorqua alors le Mangemort.

Le garçon commença à se débattre, tentant vainement de se libérer.

-Tu n’y arriveras pas petit, c’est solide. lança l’homme haussant les épaules. Mais Tyrael continua, les larmes toujours aux yeux il redoubla d’efforts suite à un autre hurlement. L’objet posé à proximité commença alors à scintiller faiblement tendit que Tyrael se débattait. Le souvenir se mit  à scintiller de plus en fort attirant l’attention du Mangemort qui s’approcha alors de l’objet.

-Qu’est-ce qu’il se passe gamin ?! s’écria le Mangemort à l’égard de Tyrael, qui se débattait toujours. L’objet scintilla soudain fortement emplissant la salle d’une lumière bleutée éblouissante. A ce moment même la porte en fer s’ouvrit brusquement laissant entrer un autre homme.

-Qu’est-ce qu’il se trame ici ?! lança-t-il, plaçant son avant-bras droit devant ses yeux pour se protéger du flot de lumière.

Lorsque la lumière s’atténua l’objet avait disparu.

-Le souvenir du gamin a scintillé et… il a disparu ! rétorqua le premier Mangemort sur le ton de l’incompréhension.

Un craquement attira soudain l’attention des deux hommes qui regardaient bêtement la table où était auparavant la pierre. Les gongs retenant le garçon étaient recouverts de glace et se fissuraient.

-Que… ? lançèrent les deux hommes en même temps au moment où les liens volèrent en éclats.

-Salaud ! C’était une rune ! cria le second Mangemort se ruant sur le garçon.

Le jeune homme se leva alors et évita les bras du Mangemort. Celui-ci, mécontent de l’avoir raté, sortit sa baguette et la pointa sur Tyrael qui le regardait les yeux emplis de haine et de rage.

-Tu vas crever gamin ! cracha le Mangemort.

-Avada….

Tyrael leva alors son bras en direction de l’homme et celui-ci s’écrasa soudain au sol, figé dans sa position. Il venait de geler complètement de l’intérieur, mourrant sur le coup. Il regarda l’autre homme qui n’avait pas bougé, perplexe.

-Sale gosse. siffla l’homme en tentant de prendre sa baguette avant de s’étaler à son tour sur le sol.

Tyrael quitta alors la salle courrant en direction de celle où était son amie. Il ne connaissait pas les lieux mais les cris de son amie le guidaient.

Un homme se présenta soudain devant lui, une porte en fer derrière lui.

-Je ne sais pas comment tu as pu sortir mais je…

L’homme s’écrasa de tout son corps sur le mur. Tyrael avait de nouveau levé son bras en direction du Mangemort. Il le contempla un bref instant, ouvrit la porte de fer et pénétra dans la salle de torture où était son amie.

-Tu viens m’aider ? lança l’homme qui se situait à côté de Brasier.

-Glacier… murmura alors la jeune fille dans un effort.

-Glacier ? le Mangemort se retourna et observa le garçon qui leva son bras vers lui. L’homme s’écrasa alors sur le sol de la même façon que les autres. 

Tyrael accourut alors vers son amie. Celle-ci présentait des marques de coupures sur les bras ainsi que sur le ventre et les jambes. Ses vêtements étaient emplis de sang. Elle leva alors la tête vers Tyrael dans un gémissement et lui sourit faiblement. Un filet rouge qui partait de son œil droit lui coupait le visage en deux. Elle le regarda un instant de son unique œil, l’autre pleurant inéluctablement le sang, puis lui murmura alors quelque chose et Tyrael se recula violemment.

-Non ! je ne peux pas… Brasier ! rétorqua le garçon, les larmes de nouveau aux yeux.

-S’il te plait. répondit la fille dans une grimace de douleur.

Tyrael posa alors sa main sur elle et baissa la tête. Il exauça alors son souhait et mit ainsi un terme à sa souffrance dans un tintement signalant que la glace venait d'envahir son corps. Quelques larmes tombèrent alors sur la fille et Tyrael se releva, la regarda et quitta la salle en courrant, les Mangemorts pouvant arriver à chaque instant.

Il sortit ainsi du repère et s’engouffra alors dans les bois qui l’entouraient. Il ne cessait de courir, mais où était-il et où allait-il ?

Epuisé et haletant il s’effondra sur le sol à quelques mètres de l’orée des bois.

 

Lorsqu’il se réveilla, Tyrael était dans un lit, une jeune femme, d’une forte beauté était assise à ses côtés.

-Tu es enfin réveillé... dit alors la femme au jeune garçon, dans un sourire.

-Je suis où ? demanda alors Tyrael.

-Tu es dans un petit village à proximité de Skipton. Je t’ai trouvé à l’orée de la forêt, tu étais en nage et évanoui. Dis moi tu t’appelles comment ?

-Tyrael. répondit le garçon la regardant, légèrement déboussolé.

-Moi c’est Milly.  Et tu as quel âge ? demanda la femme de nouveau dans un sourire.

-Dix ans.

-Tu es bien jeune dis donc ! et tu viens d’où ?

-D’un orphelinat à Londres.

-A Londres... Ne bouge pas je vais voir ce que je peux faire.

La jeune femme sortit alors de la pièce laissant seul Tyrael dans le lit, qui finit par se rendormir.

 

 
Par Raziel - Publié dans : Tyrael&Liz
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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 17:20
[Environ douze heures après le texte précédent.]

 


 

-Toujours pour moi le sale boulot. Un repère qui répond pas et hop c’est moi qui doit aller voir ce qui se passe. Vraiment chiant que de jouer le rôle de hibou qui parle.

Une jeune femme, assez mince, aux cheveux châtains, vêtue d’une robe noire et une baguette à la main se trouvait au milieu d’une petite clairière. Elle fit quelques pas de côté puis s’arrêta.

-J’ai tellement l’habitude de venir dans le repère de Skipton que je ne sais même plus où est l’entrée.

La jeune femme soupira puis sourit.

-Si je me souviens.

Elle fit de nouveau quelques pas de côté puis pointa sa baguette dans l’herbe.

-Ici ! lança-t-elle dans un triomphe.

Elle murmura alors quelque chose et une lumière verte jaillit de sa baguette. Une trappe apparut alors sous ses pieds.

-Je me demande ce qui a pu se produire dans ce repère si éloigné.

Elle se baissa et tira la trappe. Un grincement sec résonna alors dans toute la clairière.

-Heureusement que je n’ai pas été affectée ici, ça m’aurait déprimée.

La trappe laissa alors apparaître plusieurs dizaines de marches de bois. Chacune d’entre elles semblaient plus miteuses que les autres. La jeune femme s’engouffra alors dans le passage et posa son pied sur la première marche, celle-ci craqua bruyamment.

-Vraiment sinistre… 

Arrivée en bas des escaliers pourris la jeune femme jeta un coup d’œil aux alentours. Un couloir sans décoration et à peine éclairé se présentait à elle.

-Si je me souviens bien Barry m’a dit qu’il avait une mission à faire ici. C’était…

La jeune Mangemort réfléchit puis dans un regard illuminé lança à voix haute : 

-La capture d’Aurors. Je me demande bien pourquoi ils ne donnent plus de nouvelles. Peut-être ont-ils voulu garder les infos pour eux…

La jeune femme commença alors à traverser le couloir cherchant désespérément la moindre décoration pouvant, ne serait-ce qu’un peu, embellir le repère. Une statue de glace se présenta soudain à elle.

-Et bien c’est encore plus sinistre que je ne le croyais.

Elle s’approcha et regarda de plus près la statue. Elle fit alors un bond en arrière, effarée.

-Mais…mais c’est un des nôtres, qui... ?

Elle contempla la statue puis se décida à la toucher du bout des doigts comme si celle-ci pouvait lui éclater à tout instant au visage.

-Gelé, complètement gelé. Il est mort ça ne fait aucun doute. Mort gelé...

Elle contourna alors la statue et continua son avancé dans le repère, réfléchissant à ce qui aurait bien pu se produire.

Une autre statue de glace se présenta à elle.

-Un autre, ils ont du tous y passer. Je me demande si la salle de torture me renseignera sur ce qui s’est passé ici.

Elle tourna alors à droite dans un mouvement brusque et accéléra le pas. De nouveau une statue de glace se présenta à elle mais celle-ci donnait l’impression d’être imbriquée dans le mur. L’homme gelé semblait garder une porte en fer entrouverte. La femme l'ouvrit en grand et s’arrêta sur le seuil de la porte, regardant à terre. Un autre homme gelé, un outil de torture à la main droite, était étalé de tout son long sur le sol.

-Lui je ne le plaindrai pas, la torture c’est pas ce que je préfère.

Elle releva les yeux puis les plissa pour tenter de mieux distinguer une autre statue. Celle-ci était plus petite que les autres et se trouvait sur un siège la tête inclinée.

-Qu’est-ce que…

La jeune femme s’approcha et écarquilla grand les yeux lorsqu’elle se rendit compte que sous la glace se cachait une fillette pleine de sang, torturée. Elle s’approcha, s’accroupie légèrement et posa sa main sur sa joue recouverte de glace.

-La pauvre… je suppose qu’à défaut d’avoir eu ses parents ils ont voulu lui soutirer ce qu’elle savait. Mais pourquoi l’avoir gelée, elle aussi ? J’avoue ne pas comprendre.

Elle se releva et examina les lieux. Elle aperçut alors une pierre rouge sur une petite table.

-Tiens ? Je ne savais pas qu’un des rares runiers de nos rangs avait été affecté à Skipton pour cette mission.

Elle s’approcha de la rune et la prit dans ses mains.

-Qui plus est un runier de feu !

Elle réfléchit un instant puis tourna la tête vers la fillette.

-A moins que…

Elle s’approcha alors de la statue et posa la rune sur ses genoux. Elle fit un pas en arrière et attendit. La pierre brilla alors faiblement et la glace se situant autour commença alors à fondre.

-Je m’en doutais, c’est bien à elle.

La lumière émise par la rune commença à devenir de plus en forte puis illumina soudain toute la pièce aveuglant au passage la jeune femme.

-Elle a envie de vivre apparemment...

Lorsque celle-ci récupéra l’usage de ses yeux, elle se précipita sur la fillette pour la rattraper avant que celle-ci ne s’écrase au sol. Le sang commença alors à se répandre sur les habits de la jeune femme.

-Raaaaaaah ! J’aurais du la dégeler à l’hôpital quelle idiote je fais !

Elle plaça alors la jeune fille dans ses bras et sortit du repère en courrant.

Une fois à l’extérieur, elle transplana, la fillette toujours dans ses bras, pour l’hôpital. 



La jeune femme était désormais assise sur une chaise faite de fer et de bois. Elle attendait avec impatience la remise en état de la fillette. Le personnel lui avait dit qu’elle s’en sortirait et qu’elle serait sur pied dans quelques heures. Elle avait perdu beaucoup de sang et porterait des cicatrices sur une grande partie de son corps jusqu’à la fin de sa vie. Elle soupira alors la tête dans les mains.

*Je me demande bien ce qu’il s’est passé dans ce foutu repère.*

Elle releva soudain la tête et scruta les environs.

*Heureusement qu’il n’y a pas d’Auror, je ne me suis même pas changée.*

Elle tira sur sa robe pleine de sang pour contempler les dégâts et un nouveau soupir se fit entendre.

La porte qui donnait sur la chambre où était la fillette s’ouvrit soudain, un homme en sortit, un infirmier.

-C’est terminé. lança-t-il. Elle va très bien, la magie fait vraiment des miracles. Je me demande comment font les Moldus pour s’en sortir. Toutefois, elle a perdu l'usage de son oeil droit, et ce, définitivement.

Il grimaça légèrement posa sa main droite sur son épaule pour tenter de la réconforter. Un collègue l'interpella alors et, avant de partir, il lui affirma qu’elle pouvait entrer et voir la fillette.

La jeune femme se leva donc et pénétra dans la chambre. Une infirmière était debout et souriait à la fillette, qui était allongée et avait l’œil droit ainsi qu’une partie de sa tête bandée.

-Voilà celle qui t’a trouvée. lança l’infirmière à l’adresse de la fillette. Tu la reconnais ?

La fillette fit non de la tête et l’infirmière s’approcha de la Mangemort.

-Vous l’avez sauvée à temps mais la pauvre a totalement perdu la mémoire.

La jeune femme resta de marbre un instant.

-Pour toujours ? 

-Il semblerait, je ne sais même pas comment elle s’appelle… 

-Je l’ai trouvée, je ne le sais pas non plus. fit-elle sur la défensive.

L'infirmière la regarda du coin de l'oeil et la jeune femme s’assit alors sur le fauteuil qui se trouvait à proximité du lit.

-Quand pourrais-je partir avec elle ?

-D’ici une heure ou deux je pense. fit la femme en fronçant les sourcils.

-Je me chargerai de faire paraître un document au Ministère. mentit la Mangemort.

L’infirmière sourit, rassurée, acquiesça et sortit laissant la Mangemort en compagnie de la fillette. Apparemment l'annonce de la mort d'aurors et de la disparition d'une fillette avait été tu au ministère ou pas encore diffusée.

-Ca te pose un problème si je t’emmène avec moi ?

La jeune fille fit de nouveau non de la tête.

-Tu m’as sauvée, je crois, alors je te suis redevable.

La Mangemort se leva soudain et lui lança un sourire.

-Je reviens te chercher dans deux heures, je vais prendre l’air et me changer.

Elle se dirigea alors vers la sortie.

-Attends !

La Mangemort stoppa net.

-Tu t’appelles comment ?

-Sofiane.  




La Mangemort revint donc deux heures plus tard, vêtue d’un pull en laine rouge et d’un jean bleu marine.

-Tu es prête ? demanda Sofiane en pénétrant dans la chambre.

La fillette était vêtue pratiquement de la même manière, le pull différant juste par sa couleur bleu ciel et non rouge.

-Oui, on va où exactement ? 

-Voir si je peux m’occuper de toi… Allez, viens.

Elles sortirent donc toutes deux de la chambre puis de l’hôpital.

La Mangemort déballa alors une théière d’un journal en papier.

-Bien quand je te le dis tu la prends par la anse, d’accord ? 

-D’accord mais ça sert à quoi ? 

-A se retrouver ailleurs en un instant, c’est un portoloin. Allez, tiens-la.

La fillette attrapa alors la théière. Quelques instants plus tard elles se retrouvèrent dans une rue mal éclairée, les lampadaires fonctionnant une fois sur trois.

-Toujours aussi sinistre mais mieux que Skipton. grommela la Mangemort. Suis-moi.

Elles pénétrèrent alors dans une demeure toute aussi froide que la rue, montèrent les escaliers, puis la Mangemort ouvrit une porte de bois dans un grincement, rendant les lieux encore plus inquiétants.

-On est où ? lança la fillette.

-Chut, s’il te plait.

La fille baissa la tête mais ne pipa mot.

Une voix rauque s’éleva alors du fond de la salle où elles se trouvaient désormais.

-Sofiane ! ahah, tu en as mis du temps pour inspecter le repère.

-Désolée, mais il a fallu que je sauve la dernière survivante.

-Survivante ? Ils sont tous mort sauf elle ?!

On ne pouvait pas distinguer l’homme à cause de l’obscurité qui régnait au fond de la pièce mais il sembla pointer son doigt sur la fillette.

-Oui et j’aimerais en avoir la responsabilité et la former.

L’homme éclata alors de rire.

-Toi, Sofiane, le hibou parlant, tu me demandes de te laisser devenir Maître, je t’apprécie certes mais de là à faire de toi un Maître je ne peux.

-Alors je la tuerai !

A ces mots la fillette tressaillit.

-Qu’est-ce que cela peut-il bien me faire ?

La mangemort baissa le regard sur la fillette puis se pencha à son oreille et lui murmura :

-Je n’ai pas l’intention de te tuer mais si tu ne fais pas ce que je te dis tu risques de tomber entre de mauvaises mains.

La fillette acquiesça alors.

-Bien, je voudrais que tu te concentres sur le bureau de l’homme au fond de la pièce et que tu le brûles.

La fillette écarquilla grand les yeux.

-Mais je… 

-Je sais que tu peux le faire, vas-y.

La fille acquiesça de nouveau et fixa le bureau pendant plusieurs secondes.

-Sofiane ! cesses ces messes basses ou tu…

Le bureau s’enflamma soudain et fut réduit en cendres en quelques instants.

L’homme se leva alors et on put distinguer qu’il souriait.

-Du chantage Sofiane ?

Il éclata alors de rire puis stoppa net.

-J’accepte, je ne peux pas me permettre de perdre un tel atout surtout qu’elle n’a que 10 ans.

La Mangemort et la fillette restèrent de marbre. 

-Bien Sofiane, je te fais Maître de la petite Liz Trance.

-C…comment savez-vous que…

L’homme trancha net.

-Je t’expliquerai plus tard Sofiane pour le moment occupe-toi d’elle. Tu détruiras toutes traces de là d'où tu viens et le plus vite possible.

La femme fit oui de la tête et sortit de la pièce avec la fillette sous son bras.

Par Raziel - Publié dans : Tyrael&Liz
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 /01 /Jan /2008 17:34
Ceci est la suite de Joyeux anniversaire. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, il fait donc parti de l'écrit intitulé Avec Toi.


Un lendemain d'anniversaire.



J'ouvris tout à coup les yeux dans une certaine lenteur et un léger gémissement inaudible pour celui qui reposait à mes côtés. Je tournai délicatement la tête sur ma gauche pour contempler l'heure, il était 18h17. Je restai un moment à fixer cette couleur rouge sur son cadran bleu ciel, le regard vide et ne pensant à rien d'autre que les quelques rêves dont je ne me souvenais presque rien. Je voyais encore de dos cette petite brune aux cheveux ondulants de par le vent lui venant de face. Elle était au bord d'une falaise verdoyante regardant la mer s'agiter au loin. En y repensant ainsi, un sentiment de liberté et de légèreté m'envahit, je me sentis détendue et apaisée comme si rien ne pouvait m'arriver. Le chiffre sept disparut soudain pour être remplacé par le huit et je redescendis sur terre. Il était toujours à côté de moi, allongé sur le dos, avec son doux visage détendu, la tête tournée vers moi. Evidemment qu'il était toujours là, je sentais toujours sa main dans la mienne bien qu'il ne la serrait plus et que l'une reposait mollement dans l'autre. Il avait une respiration lente, typique d'une personne endormie, sa poitrine se soulevant et s'affaissant dans un léger sifflement. Je restai ainsi à le contempler. Mon regard parcourait sans cesse son visage en partant de son front pour finir sur son menton, remontait jusqu'à son front et ainsi de suite. Ses sourcils se froncèrent soudain, il remua mollement dans un léger grommellement et tourna la tête de l'autre côté mettant ainsi fin à ma contemplation. Je ne doutais pas qu'il était en train de rêver mais à quoi, je n'aurais su le dire. Je tournai la tête d'un quart et fixais le plafond blanc. Mon père n'avait pas voulu peindre toute ma chambre en bleu et avait décidé de laisser le plafond de cette couleur pour éviter la monotonie. Personnellement je m'en moquais un peu que le plafond soit blanc du moment que les murs étaient bleus et le sol carrelé en blanc avec des décors violets ressemblant à des fissures. Il faut dire que je n'avais pas vraiment l'habitude d'avoir la tête levée vers le plafond et je pense que ceci peut se comprendre aisément. La fille reparut alors et je soupirai d'aise, ce rêve était vraiment apaisant. Je retirai délicatement ma main de la sienne. Bien que le contact était fragile, je préférai le rompre doucement et éviter de le réveiller. Je savais pertinemment que ce fainéant ne se lèverait pas avant 19H00 et, même si sa proximité m'était agréable, je sortis délicatement du lit. Il remua face au contrepoids que je fis au bord du lit et je me levai dans un grincement. Il se mit alors sur son flanc droit et se recroquevilla légèrement en ramenant sa main sur sa poitrine. Je souris en coin en le regardant faire puis avançai vers mon armoire. Je fis coulisser la porte en fermant les yeux et me mordant la lèvre inférieure devant le couinement des roulettes. Il remua de nouveau mais ne s'était pas réveillé. Je pris une robe de chambre et l'enfilai pour couvrir ma nudité et m'offrir un peu de chaleur. Descendre nue ne m'enchantait guère et la température ne s'y prêtait pas. Je préférai ne pas refermer la porte pour éviter tout autre bruit pouvant le réveiller. En se levant la première chose qu'il verrait serait sûrement le désordre dans mes sous-vêtements mais je m'en moquais légèrement. Avec un peu de chance, il serait encore suffisamment dans les vapes pour ne pas relever ce détail. Je pris le chemin de la sortie toujours sans bruit. Je ne sais pas exactement ce qui me poussait à ne pas vouloir le réveiller ainsi mais je m'y attelais du mieux que je pouvais. J'ouvris la porte, passai dans le couloir et la repoussai sans un son. Contrairement aux autres personnes, je savais comment l'ouvrir et la fermer en silence. Je contemplai alors l'écriteau signalant que c'était ma chambre de par mon prénom sur celui-ci et me demandai ce que ça donnerait si on venait à y ajouter celui du jeune homme qui était dans mon lit. Je souris à cette pensée, mis mes pieds dans mes chaussons et tournai les talons pour descendre les marches.
Arrivée en bas des escaliers je n'osai regarder l'état du salon et fermai les yeux, je pris une profonde inspiration et m'imaginai les pires situations. J'espérais ainsi me retrouver devant une situation plus agréable que celle de mes pensées. Je les ouvris alors et constatai le massacre, c'était comme mes pires pensées. Il y avait des morceaux de chips, gâteaux et autres nourritures partout, quelques bonbons collés sur le canapé et par terre, des papiers à tout va dont certains qui ne me disaient absolument rien, quelques canettes vides, plusieurs bouteilles d'alcool vide dont une couchée à terre ainsi que des verres disposés un peu partout, dont un sur une marche que je n'osais soulever pour voir si le bois avait été marqué d'un rond typique, et en plus grand nombre que celui d'invités. Heureusement nous avions encore deux jours pour ranger tout ceci avant le retour de mes parents. Je gagnai alors la cuisine en contournant tous les obstacles que présentait le salon et en regardant bien où je marchais. Je pénétrai donc dans la pièce et par je ne sais quel miracle tout était intacte, en fait si, je savais pourquoi en partie. Nous nous étions chargés de tout mettre dans le salon pour éviter que la fête contamine toutes les autres pièces mais ce qui relevait réellement du miracle était que personne n'avait eu l'idée de se faire le pionnier du bordel dans une autre pièce. J'ouvris alors un placard, en sortis un joli bol bleu ciel avec une rose bien rouge dessus (cadeau du fainéant qui dormait encore), refermai le placard et posai le bol sur le plan de travail. Il était l'heure de dîner mais je n'avais franchement pas envie de me cuisiner un truc, un petit-déjeuner conviendrait donc très bien, d'autant que je venais de me lever après tout. Il était dans l'ordre des choses que je prenne un petit-déjeuner. Je tournai le bouton du micro-onde comme à l'habitude mais me ravisai, je prendrai un bol de lait froid. J'ouvris l'autre placard et en sortis un paquet de céréales, des pétales de blé ou je ne sais quoi au chocolat. J'en versai dans le bol jusqu'à atteindre la moitié et posai le paquet. Je me retournai pour prendre le lait au frigo mais quelque chose me freina dans mon élan et dans un bruit sourd. Une douleur vive pris alors naissance sur mon front, je venais de percuter le placard ouvert où j'avais pris mes céréales. Je frottai l'endroit frénétiquement dans une grimace ainsi qu'un joli petit juron et refermai le placard avec une force plus que nécessaire ce qui provoqua un bruit assez conséquent. J'ouvris le frigo et  pris le lait dans un geste mécanique, il n'aurait pas été à sa place habituelle ma main se serrait refermée sur le vide. Le frigo se referma tout seul, pas comme le placard pour le plus grand malheur de mon front, et je versai le liquide dans mon bol jusqu'à ce que les céréales atteignent le haut de la porcelaine et manquent de déborder. Je pris une cuillère et m'installai à ma place habituelle, devant la fenêtre donnant sur le petit jardin derrière la maison. Nous n'étions pas le matin et il commençait à faire sombre à l'extérieur. Le paysage ressemblait étrangement à celui que je voyais tous les matins avant d'aller à l'école bien que quelque peu différent. Le ciel était orangé mais le soleil n'était pas visible puisque se couchant du côté de l'entrée de la maison, les oiseaux n'étaient pas là à gazouiller et me réveiller doucement et je ne voyais pas non plus ce cher voisin complètement fana de son jardin qui se levait aux aurores pour l'entretenir avant d'aller au travail. Je devais avoir mangé près de la moitié de mon bol lorsque la voix de Dimitri me signala sa présence dans la cuisine, complètement absorbée par le paysage je ne l'avais pas entendu descendre.

 

-Kat', t'as rangé où mon sac de fringues hier ? je voudrai aller me laver et mettre des affaires propres mais je le trouve pas.
Je ne me retournai pas et réfléchis un instant à l'endroit où je l'avais déposé. Je n'arrivais pas à distinguer son corps dans la vitre mais il était probablement planté sur le seuil de la cuisine à contempler mon dos ou mes cheveux.
-Il est dans la salle de bain justement, répondis-je. Pour ce qui est du gant et de la serviette, tu te sers comme d'habitude.
-Ok.
Je l'entendis tourner les talons, il était pieds nus et sa peau crissa légèrement sur le carrelage. Je daignai finalement tourner la tête vers lui. J'écarquillai les yeux à sa vue. Il était totalement nu mais semblait avoir eu assez de pudeur pour poser une main sur son entrejambe. Je ne le quittai pas des yeux alors qu'il traversait le salon, observant son corps dans les moindres détails jusqu'à ce qu'il disparaisse. Je l'entendis alors monter les escaliers rapidement puis le bruit de ses pas à l'étage me parvinrent pendant quelques secondes. Je souris en coin et soupirai. Je me remis aussitôt à manger et à contempler le jardin et le ciel.

 

Les céréales mangées et le lait bu, je me levai, quittant avec amertume le paysage en sachant ce qui m'attendait, et lavai rapidement mon bol et ma cuillère. Je ne pris pas la peine de les essuyer et de les ranger, je n'en avais pas envie. Je me retournai, resserrai ma robe de chambre et appuyai mon corps sur l'encadrement de la porte de la cuisine pour contempler l'état du salon. Ce capharnaüm me rappela un instant celui qu'il y avait dans mon armoire et je notai qu'il n'avait pas vu ou n'avait pas voulu faire de commentaires sur le rangement de mes affaires. J'appuyai ma tête sur le bois en soupirant et fermai les yeux. Il fallait tout ranger mais il était hors de question que je le fasse seule, une fois lavé, il aurait tout intérêt à m'aider. Je me décollai de l'encadrement et allai ouvrir un placard dans le cellier où mes parents entreposaient tout un tas de choses. Ma mère m'avait signalée qu'elle avait prévu de quoi nettoyer après la fête et je pus constater qu'elle avait dit vrai, peut-être en avait-elle fait un peu trop d'ailleurs. Il y avait deux bouteilles de détachant pour tissus et autres, un seau avec une bouteille de nettoyant pour sol et une serpillière à l'intérieur, des sacs poubelles, une balayette avec sa pelle, un balai, au moins cinq chiffons avec du dépoussiérant (comme si j'allais faire les poussières, la serpillière m'exécrait assez comme ça) et trois paquets de lingettes. Je contemplai un moment tout ce matériel d'un air ahuri en me demandant si tout était nécessaire. Et il me sembla, à mon grand désarroi, que tout, sauf le dépoussiérant, était nécessaire. Je fis la moue et empoignai le seau pour le sortir du placard et le poser dans la cuisine. Je revins dans le cellier pour prendre les lingettes, le détachant, le balai ainsi que la balayette accrochée à la pelle. Je refermai le placard d'un coup de hanche et allai poser tout ceci dans la cuisine à proximité du seau. Je resserrai une nouvelle fois ma robe de chambre autour de ma taille et observai ce que je venais d'entreposer dans la cuisine. Je passai une main dans mes cheveux et me dirigeai vers ma chambre, je ne pouvais pas faire le ménage en robe de chambre pour diverses raisons qui sautaient aux yeux.

 

 

Arrivée devant la porte de ma chambre, je pouvais entendre l'eau de la douche couler. Contrairement à d'autres, sous la douche, il était calme. Je veux dire par là qu'il ne sifflait pas, ne chantait pas ou tout autre chose que certains trouvent plaisir à faire dans ce moment. Je poussai la porte de ma chambre et allumai la lumière. Mon lit, pour deux personnes et pour mon grand plaisir d'espace, portait la couette du côté des pieds et un oreiller était à terre. Mon armoire avait toujours sa porte ouverte et les volets étaient fermés. Je passai devant mon lit pour ouvrir la fenêtre et ainsi changer l'air. Je me retournai et ramassai son oreiller, le tapai pour qu'il reprenne la forme d'un vrai oreiller et le posai à sa place habituelle. Je fis la même chose avec le mien et rabattis la couette, le lit était fait. Je me plaçai devant mon armoire et cherchai des yeux mes affaires pour les tâches ménagères. Ma main se perdit alors dans la plus haute étagère, dont je ne pouvais voir le contenu avec exactitude, et fit une boule de vêtements. Je soupirai en me demandant depuis quand certains étaient là. Je défis la boule avec mollesse, contemplant à chaque fois chacun de mes habits cherchant à savoir quand et pourquoi je l'avais porté. Une chemise verte (horriblement laide) avec, me semblait-il, une tâche de graisse ou d'huile. Je la posai de côté et cherchai prestement le bas que j'avais porté avec. Je le trouvai enfin après avoir repéré le même genre de tâche que sur la chemise parmi les vêtements. Je le regardai avec effarement, comment avais-je pu porter un jour quelque d'aussi immonde ! Un pantalon en je ne sais quelle matière avec des carreaux rouges bordés de noirs sur un fond bleu.

 

-Poubelle. grommelai-je en le jetant au loin sur la chemise verte.
Je continuai mon tri en saisissant les plus petites choses telles que les chaussettes, les collants ou encore les culottes que j'avais du planquer là pour ne pas les jeter et probablement ne pas vexer ma mère ou mon père qui me les avait achetées. Je cessai ma fouille et relevai la tête, l'eau avait cessé de couler dans la salle de bain. J'émis un grognement étrange et cherchai prestement dans le fouillis un truc à me mettre pour nettoyer le salon. J'attrapai un vieux jean et un T-shirt troué sur le côté gauche, les lançai sur le lit et refis une boule de tout ce que je venais de sortir, y compris ce que j'avais eu dans l'idée de jeter. Je me levai et remis la boule à sa place d'origine. Je fermai la porte coulissante et me dirigeai vers mon lit. Je retirai ma robe de chambre, me retrouvant nue, et bloquai sur place. Dans ma hâte de cacher ces affaires monstrueuses, j'en avais oublié de prendre des sous-vêtements dans mon armoire. Je grommelai une nouvelle fois et allai en chercher. Je les enfilai rapidement et revins à mon lit pour m'habiller après avoir refermé mon armoire.
La robe de chambre au pied du lit, mes vêtemets de corvée sur moi, je sortis de la chambre et descendis les escaliers pour l'attendre dans la cuisine.

 

Par Raziel - Publié dans : Avec Toi
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